C’était un rêve :
Dans les figures équestres de haute école (ici un appuyer à droite, comme un pas de danse), le cheval et son cavalier peuvent atteindre le sommet de leur art par une complicité d’une grande intelligence, où la concentration de chacun des deux partenaires recherche la perfection. La perception de cet accord n’est pas totalement sans risque dans cette peinture : le disque rougeoyant impose un sentiment d’inquiétude, comme le coucher de soleil d’un jour de menace climatique. Le rêve est en suspens. La vitre embuée, trompeuse, déchirée et meurtrie, où semble s’éloigner ce rêve, peut-elle l’annuler ?

En la forêt de longue attente :
Le titre est celui d’une ballade du XVe de Charles d’Orléans dans laquelle il concentre sa pensée. Ici la peinture reflète une expérience sensorielle vécue en milieu forestier. Dans cet univers multidimensionnel le regard est tourné vers le haut et se concentre pour se perdre dans les cimes embrumées. La lumière est tamisée, vivante et apaisante. Des formes étoilées vibrent (jaune clair), un point central de lumière blanche perce la voûte et éclaire un fragile fil de lumière tendu entre deux repères symétriques de vieux bois en décomposition qui accentuent la profondeur du champ de vision. Le positionnement, la structure et la dimension de ces deux formes géométrisées sont en étroite relation avec le carré. Reliés par un fil d’araignée, ils s’attirent mutuellement jusqu’à en être déformés.

Sous l’arbre qui murmure :
Il s’agit de l’histoire d’un arbre, de son intelligence et de sa transfiguration. Un arbre très ancien résiste à un ciel de feu et de grand vent qui l’atteint avec violence. Le tronc arcbouté contre l’ouragan résiste. L’énergie qui monte du sol jusqu’à la cime de l’arbre devient lumière mouvante, nuage, fleur, organisation sensible, murmure d’événements passés et à venir. Un pur plaisir de peindre à la recherche des lignes de force énergétiques et des subtilités chromatiques.

Oeuvres Récentes